vendredi, août 23, 2019
Fréquence Sillé

Grand débat : Les services publics

4 février 2019 Evénements

Synthèses des contributions

• 10 à 12 millions de personnes sont en-dessous ou près du seuil de pauvreté; il suffirait de flécher clairement 70 milliards pour leur assurer un revenu digne d’au moins 1300 à 1500 €. Expression de sentiment que le Grand Débat ne servira à rien, que c’est un enfumage et de la manipulation de masse. Comment disserter sur les taxes alors que le problème de tant de gens, c’est de manger, se vêtir, se loger, se chauffer dans des situations de misère que les gouvernants ne veulent pas voir. Le contexte de misère crée même des situations de pratiques illégales pour pouvoir survivre quand même (exemple le carburant agricole utilisé en voiture).
• Il faut soutenir dans les zones rurales les associations et les entreprises de l’économie sociale car elles y assurent des services capitaux en solidarité et lien social que des services publics ou marchands n’assurent pas car non rentables en terme économique mais indispensables en terme humain.
• il faut maintenir des services comme la poste, l’école, la gendarmerie.
• Il faudrait soutenir la création de maisons de service public dans les villages avec des services informatiques pour assister les personnes dans leurs démarches ou différents besoins et tenir par roulement des permanences de spécialistes (exemple pour les impôts)
• L’Etat doit traiter de façon égalitaire les villes et les zones rurales.
• Suppression du CESE qui coûte cher, produit peu ou des choses dont on ne tient pas compte et où des gens sont nommés “par principe” et sans tenir compte de compétences particulières.
• Suppression de toutes les Agences et Commissions qui coûtent cher et produisent peu ou sont totalement inconnues des citoyens ou non sollicitées par l’Etat. On en dénombrerait 1200 en France dont autour de 700 qui ont un statut d’Agence. Beaucoup ont été créées dans un contexte particulier et elles ne se justifient plus aujourd’hui.
• Revoir la gestion sur le repérage des effectifs dans les écoles vus trop tôt par rapport aux mouvements de populations
• Maintien des écoles en zone rurale. C’est bien de dédoubler dans des zones difficiles mais si c’est pour prendre les moyens dans les écoles rurales au détriment des élèves qui ont aussi des difficultés, ce n’est pas juste.
• Il faut en finir avec les avantages que peuvent avoir certains territoires parce que les élus sont influents.
• Il faut que les classes populaires soient mieux représentées dans les instances des collectivités territoriales (par exemple la région), de même pour les représentants des petites communes rurales qui sont sous représentées.
• Il faut réfléchir à la mise en place du concept de parité sociale et se donner les moyens de former et accompagner des élus issus de milieu populaire ou ne disposant pas de toutes les connaissances administratives et juridiques.
• Il faut réévaluer les dotations aux communes rurales car si les communes sont pauvres, c’est aussi moins de services pour les habitants ne serait-ce qu’en mairie.
• Pour maintenir les écoles en zone rurale, il faut baisser les seuils de fermeture. De même dans les collèges, il faut garantir systématiquement des effectifs décents pour les classes (25 élèves)
• Il faut dans le cas de la scolarisation d’enfants handicapés instaurer de la souplesse administrative pour l’affectation d’un élève dans une école et sécuriser l’accompagnement par des AVS. C’est parfois des parcours administratifs insupportables pour les familles.
• Il faut que l’administration ait le courage d’admettre que lorsqu’elle prétend avoir mis en place une simplification, c’est peut-être une simplification pour elle mais beaucoup de complications pour l’usager (par exemple la dématérialisation)
• Les conditions d’études universitaires pour les jeunes issus de zone rurale sont plus compliquées (logement en plus). Il faut maintenir et développer les universités de proximité comme le Mans ou les IUT qui sont dans des petites villes comme Alençon en maintenant ou en augmentant les dotations.
• La hausse des frais d’inscription en université n’est pas acceptable pour les étudiants défavorisés.